Le club des cinq de Jean-Luc Hamonet

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Arnaud Gérard, Fabrice Jeandesboz, Guillaume Blot et Jimmy Engoulvent (manque Mikael Chérel sur la photo) ont une entière confiance en leur entraîneur, Jean-Luc Hamonet. : David Chopin

Reportage. Cinq professionnels d’équipes différentes travaillent avec Jean-Luc Hamonet. Pour eux, le Dinannais, qui leur donne entière satisfaction, est plus qu’un entraîneur. Explications.

Salle omnisports de Dinan, 9 h 30 tapantes mardi. Règle de base, tout le monde est ponctuel au rendez-vous. Cela fait partie des principes de Jean-Luc Hamonet. « Cette journée permet de se retrouver, car on se voit très peu en dehors des courses, explique le Costarmoricain. Quand on veut instaurer une complicité entre l’entraîneur et le coureur, il est indispensable d’échanger des moments comme ceux-là pour créer des liens. »

« Savoir trouver les mots justes »

Au programme de la journée, 5 h de selle à une allure de 33 km/h. Venu en voisin, le vainqueur de Paris-Roubaix Frédéric Guesdon se joint à Arnaud Gérard, Guillaume Blot, Jimmy Engoulvent, Fabrice Jeandesboz et une dizaine d’amateurs. On l’a compris, le regroupement se veut convivial mais aussi constructif. « On se permettra quand même de manger une pizza au retour », ajoute, sourire aux lèvres, l’éducateur à la communauté de communes de Dinan (Codi). « Mon rôle est d’influer sur le physique. Mais tout ne se résume pas à cela, l’aspect mental compte énormément. Dans les moments difficiles, il faut savoir trouver les mots justes, se montrer pédagogue. »

Directeur sportif au sein du Tean U Nantes Atlantique, équipe de Division nationale 1, Jean-Luc Hamonet prépare la relève. Il conseille notamment le champion de France espoirs 2008, Arnaud Courteille. « C’est important d’acquérir de l’expérience tout de suite. En roulant avec des pros, il va se rendre compte par lui-même des choses à faire et à ne pas faire. Dans un système où tout le monde veut jouer à l’instituteur, il me semble nécessaire de laisser les jeunes apprendre seuls. »

« On s’appelle 2 à 3 fois par semaine »

Mais au fait, pourquoi choisir la « méthode Hamonet » ? « Il nous connaît très bien et sait donc ce qui nous convient, lâche le Lamballais de Saur-Sojasun Fabrice Jeandesboz. Il se remet toujours en question, change ses entraînements chaque année. Il est surtout très à l’écoute, on s’appelle deux à trois fois par semaine. » Arnaud Gérard, lui, est fidèle depuis 2001, un an avant son titre de champion du monde juniors. « Je me souviens déjà de lui en minimes, quand il venait rouler avec le VC Dinan. Il en épatait certains quand ils le voyaient tourner les jambes aussi vite. »

Depuis, le gamin a grandi, remporté sa première course chez les pros et aussi bouclé un Tour de France. Permettre à ses coureurs de réaliser leur rêve, finalement, c’est la plus grande fierté de Jean-Luc Hamonet.

Ouest-France