Vélo ou bicyclette, course ou découverte, une même parenté

Si on me posait la question: «Est-ce que le cyclotourisme et la course cycliste sont antinomiques ? », je répondrais sans aucune hésitation : « oui ». Mais j’ajouterais aussitôt qu’un coureur cycliste et qu’un cyclo sont tellement proches.

Certes, ne parlons pas de vitesse car un coureur grimpe un col à l’allure où un cyclo lui le descend, ni de braquet, car avec un 48 x 16 sur du plat un cyclo est réputé « emmener grand », ni du but poursuivi par les uns toujours tendus vers la victoire en compétition alors que les autres aspirent à faire du tourisme le nez au vent.

Alors qu’est-ce qui les rapproche ?

Le premier lien est sans conteste l’amour de la « petite reine » qu’elle soit en carbone ou en tube de radiateur, chaussée de 700 x 23 ou de 26’ x 1.25’, nerveuse ou docile, « naked » ou gréée pour les voyages itinérants au long cours.

Le goût de l’effort solitaire les rapproche encore, le dépassement de soi-même pendant des heures sous un soleil de plomb ou contre les bourrasques avec le désir de se surpasser. Le véritable adversaire de l’homme sur son vélo n’est-il pas lui-même ?

Les « cyclosportives » qui marient cyclotourisme et performance, permettent à des cyclotouristes d’être un instant des compétiteurs comme les coureurs cyclistes. On voit aussi, trop rarement malheureusement, les coureurs cyclistes rejoindre le groupe des cyclotouristes.

Et ceux qui le font s’y sentent bien… Avis aux amateurs !

François Pavia

Seul dans la nature, le col est proche, rien que du bonheur !

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